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Des bijoux, des parures et des joyaux

Une bague amoureuse pour la Saint Valentin

Une bague amoureuse pour la Saint Valentin

Une très jolie bague romantique, que j’ai découverte via les curiosités de Mademoiselle Titam. m’a donné envie de vous parler de la tradition des bijoux amoureux, celles que l’on offre à la femme que l’on aime, comme déclaration ou comme bague de fiançailles. Avec la Saint Valentin qui approche, cela tombe bien !

Les motifs sont remarquablement constants à travers les siècles, et les joailliers modernes les mettent au goût du jour avec talent ! L’amour, c’est deux personnes qui s’unissent, deux coeurs qui battent à l’unisson : avec cela, on a tout le symbolisme de ces bijoux d’amour, qui se décline ensuite de mille manières ! Le chiffre deux, d’abord, avec deux coeurs, ou deux mains, le lien, qui est symbolisé par un anneau, un noeud ou une couronne, et le coeur… c’est là l’essentiel, on peut y rajouter la rose, qui est un symbole de l’amour, et la couleur rouge, enfin le diamant, parce que c’est la pierre la plus dure et la plus pure.

Les bijoux à secret

Bague à secret française du XIX°siècle.

La bague à secret en or émaillé de roses et de marguerites

La bague de Mademoiselle Titam, qui est en réalité une bague du Victoria and Albert Museum de Londres, est une bague ancienne, sans doute de la première moitié du XIX° siècle, faite en France. C’est ce qu’on appelle un « bijou à secret« , car elle dissimule l’essentiel aux yeux de celui ou celle qui la porte.

Dans ce cas précis, c’est une bague d’amour, puisque les petits panneaux s’ouvrent pour laisser apparaître des messages d’amour, mais ce type de bijou pouvait aussi contenir les cheveux d’enfants, le portrait d’une mère, une photo. J’aime beaucoup cette bague qui renouvelle bien l’expression « effeuiller la marguerite ».

Bague à secret en or, ouverte

Bague à secret victorienne dissimulant des cheveux tressés

Ces bagues à panneaux sont typiques du XIX° siècle.

Il faut une jolie technique pour arriver à faire des charnières à la fois très fines et solides. Le plus souvent, il y avait une seule charnière, deux au plus, comme dans cette bague qui dissimule des cheveux. En plus, sur celle-ci, on voit qu’un message est gravé à l’intérieur, une initiale, suivie de « Never Forget« .

Beaucoup de bijoux, en particulier les bagues de fiançailles et les alliances sont gravées à l’intérieur, est-ce que cela les qualifie pour être des bagues à secret ?

Anneau ouvert révélant un message sur un troisième anneau

Bague à secret de JM Boyd, ouverte

Aujourd’hui, des joailliers continuent à produire des bijoux à secret. J’aime beaucoup les bagues de Jonathan Mathew Boyd qui écrit un message sur un anneau dissimulé à l’intérieur de la bague, qu’il faut ouvrir comme un livre ! Mais ce message n’est pas forcément un message d’amour.

Il ne faut d’ailleurs pas oublier que les premières bagues à secrets n’étaient pas romantiques du tout. C’était souvent des anneaux avec des gros cabochons, qui dissimulait une cavité où se logeait du poison !

Les bagues de foi, de promesse, ou Mani in Fide

La bague de foi est type de bijou très ancien. On en connait qui datent du Moyen-Âge et on connaît des bagues avec le symbolisme des mains unies qui datent de l’Antiquité . Contrairement aux bagues à secrets, il est, comme son nom l’indique, le témoignage d’une fidélité mutuelle, d’un échange de voeux.

La bague de foi représentent donc en général trois éléments : deux mains (droites) qui tiennent un coeur. Elles peuvent aussi être unies par une couronne.

La Bague de foi, ouverte et fermée

Une superbe bague de foi à secret allemande

Cette bague de foi allemande, qui se trouve elle aussi au Victoria and Albert Museum, est un véritable chef d’oeuvre, avec ses trois anneaux imbriqués mais aussi la délicatesse de ses motifs émaillés et le réalisme des deux mains. On voit bien, d’ailleurs, à leurs positions, qu’il s’agit de deux mains droites.

Ces bijoux sont rares dans les collections des joailliers modernes. Il s’agit surtout de pièces réalisées par des artisans, comme celle-ci, faite en Italie :

Bague à secret "Mani in Fide" moderne, en argent

Bague à secret « Mani in Fide » moderne, en argent

On voit que le mécanisme d’ouverture est beaucoup plus simple : au lieu d’être imbriqués, les trois anneaux sont simplement joints par une petite vis, et la fermeture est assurée, sur le devant, par l’ouverture d’une main dans laquelle l’autre main rentre.

Les bijoux écossais et irlandais

La bague de Claddagh

Les bagues de promesses se retrouvent dans toute l’Europe, une version particulière s’est répandue en Irlande à partir du XVII° siècle, c’est la bague de Claddagh. Bien que les irlandais prétendent qu’elle ait été inventée dans la ville du même nom, en réalité c’est tout simplement une bague de promesse, dont l’apparence a été figée par la tradition : deux mains avec le pouce en haut, autour d’un coeur surmonté d’une couronne.

Bague Cladagh moderne en or et brillants

Bague de Claddagh moderne en or et brillants

Comme on le voit sur celle-ci, la bague de Claddagh est en même temps un symbole d’amour, d’amitié et de loyauté. Comme pour un autre bijou, le Coeur Poitevin, sa signification a évolué vers quelque chose de plus politique, puisqu’elle apparait au moment où la reine protestante Mary chasse le roi Jacques II. Aujourd’hui, elle est toujours, en même temps qu’un symbole d’amour, un signe fort d’appartenance culturelle. Elle se décline sous des formes variées, souvent comme un motif gravé sur un anneau :

Anneau avec motif de Claddagh

Anneau avec motif de Claddagh

Elle peut même être alliée à un autre symbole, celui de la bague d’éternité, comme où l’anneau en or est pavé de petits brillants et de petites pierres vertes comme la couleur de l’Irlande :

Bague de Claddagh "éternité"

Bague de Claddagh « éternité »

Les broches de Luckenbooth

Les écossais, quant à eux, ne jurent que par les broches de Luckenbooth. Ce coeur couronné, qui rappelle étrangement le Coeur Vendéen quand il est double, est une pièce indispensable dans un mariage écossais. Ce bijou traditionnel apparaît à la Renaissance, dans les échoppes d’Édimbourg qui lui donnent son nom (« Luckenbooth » voulait dire « kiosque qu’on verrouille », un peu comme les boîtes des bouquinistes parisiens, le soir). Il est le plus souvent en argent, comme tous les bijoux populaires, et il est offert à la femme, soit comme cadeau de fiançailles, soit, au plus tard, comme cadeau de mariage.

Une broche de Luckenbooth précieuse, avec perles et grenats

Une broche de Luckenbooth précieuse, avec perles et grenats

La broche était ensuite utilisée pour attacher les vêtements du bébé et le protéger contre le mauvais oeil. Le motif de Luckenbooth est encore très populaire, il se décline dans des versions modernes, comme cette paire de boucles d’oreille en argent :

Deux broches de Luckenbooth stylisées

Boucles d’oreilles au motif de Luckenbooth modernes, en argent

Mais je trouve une énorme ressemblance entre ces boucles d’oreilles écossaises et ce modèle tout récent de Tiffany, de la collection Enchant™. Sans doute à cause de la forme en volutes du double coeur ? Même s’il y manque la couronne, ces boucles en platine ornées de brillants ne dépareraient pas sur un kilt écossais.

En même temps, leurs deux plus gros diamants les rattachent à un autre type de bijoux traditionnels, les bagues « Toi et moi », elles aussi assez anciennes, qui symbolisent l’amour et l’union à travers deux pierres ou deux motifs.

Les bagues « Toi et Moi »

Un diamant et un rubis couronnés sur une bague "Toi et Moi"

Bague de fiançailles offerte à Victoria Lockwood

Avant que la mode ne soit aux bagues de fiançailles avec un « gros diamant », les bagues « toi et moi » étaient très appréciées.

Aussi, on trouve de nombreuses bagues anciennes de ce type, comme la bague de fiançailles que Napoléon avait offerte à Joséphine de Beauharnais, qui a récemment été vendue aux enchères pour plus de 860.000 €, ou la bague que le Compte Spencer, le frère de Lady Diana avait offerte à Victoria Lockwood, sa première épouse (pour une somme sans doute beaucoup plus modeste) et qui était une bague ancienne de l’époque victorienne.

Elle ressemble d’ailleurs fortement à une bague qui avait été offerte à la Reine Victoria juste avant qu’elle annonce ses fiançailles, par une de ses soeurs :

Reine Victoria pour ses fiançailles avec le Prince Albert

Bague offerte à la Reine Victoria pour ses fiançailles avec le Prince Albert

Une bague modeste, pour une reine, avec son anneau en émail, très en vogue à l’époque victorienne (rappelez-vous des bagues à sacret du début de l’article !).

La couronne n’est pas un élément obligatoire. Elle peut être là comme symbole d’amour, comme pour les bagues de Claddagh, ou comme un symbole de noblesse. En tout cas, elle était absente sur la bague de Joséphine, où le brillant et le saphir sont montés tête-bêche :

Bague de fiançailles de Joséphine avec Napoléon Bonaparte

Bague de fiançailles de Joséphine avec Napoléon Bonaparte

Les bagues « Toi et moi », on en trouve beaucoup… des pures merveilles, comme celle de Boucheron, qui utilise en même temps le symbole du serpent, dans cette splendide bague en or et diamants

Bague or et diamants de Boucheron

Bague Toi et Moi de Boucheron, basée sur un double serpent

L’italien Pasquale Bruni fait aussi de très belles bagues toi et moi. Si je devais en choisir une, ce serait celle-ci avec ses deux chatons en quartz, fumé pour l’un et laiteux pour l’autre, montée sur or rose, avec une petite couronne de brillants pour chacun des deux chatons :

Bague "Bon Ton Bonheur" dans la tradition des bijoux "Toi et Moi" de Pascale Bruni

Bague « Bon Ton Bonheur » dans la tradition des bijoux « Toi et Moi » de Pascale Bruni

Comble du raffinement, on aperçoit sur la photo l’intérieur de l’anneau, qui présente un motif de coeurs !

Sous différentes formes, les bagues « toi et moi » se trouvent facilement chez les joailliers modernes.

Il y a, par exemple, cette bague « Coeurs Complices » d’Edenly qui se rattache à la tradition des « Toi et Moi » en mêlant deux matières différentes (or blanc et or rose) ou diamants noirs et diamants blancs, avec un petit côté « Yin et Yang ».

Comme toutes les bagues d’Edenly, elles sont disponibles dans un large éventail de tailles, qui va du 46 au 70 (et si vous avez un problème, la mise de la bague à la bonne taille est gratuite). Et la livraison est gratuite ! La bague avec les diamants noirs et les diamants blancs peut encore être livrée pour la Saint Valentin, si vous prenez une taille de bague standard.

Les deux modèles me plaisent beaucoup, ils sont très fins et élégants, sans ostentation. C’est une très jolie bague qu’on peut porter tous les jours !

Un modèle plus coloré, plus proche aussi du principe des « Toi et Moi », c’est cette jolie bague italienne qui unit une tourmaline et une améthyste, montées sur or avec des petits brillants incrustés.

Les teintes de la tourmaline et de l’améthyste s’harmonisent particulièrement bien, un rose plus léger, un plus profond tirant vers le violet. Les deux pierres sont considérées comme apportant une protection.

Si l’améthyste a été longtemps associée à l’église, et donc au célibat, c’est d’abord à cause de sa couleur violette, et aussi parce qu’elle protège de l’ivresse.

Mais c’est aussi une pierre qui symbolise la sincérité, indispensable dans toute relations amoureuse, et qui est associée à l’anniversaire des quarante-huit ans de mariage, un beau symbole !

Les bagues d’éternité

Les bagues d’éternité, qui sont des anneaux recouverts de petits diamants, symbolisant l’amour éternel à la fois par le cercle sans fin et la résistance exceptionnelle du diamant, sont en fait une tradition très récente. Elles ont été inventées par la De Beers dans les années soixante. La société diamantaire avait passé un contrat avec la Russie, et se retrouvait avec une grande quantité de pierres de qualité, mais de toutes petites dimensions. Pour pouvoir les utiliser, le concept de la bague « eternity » a été créé, il a rencontré un vif succès.

Les plus classiques sont faites avec des petits brillants montés sur un anneau en platine ou en or jaune, certaines renouvellent le genre en utilisant d’autres pierres, comme cette bague qui joue le contraste des diamants noirs sur l’or jaune.

Ma préférée est cette bague « demi-éternité » réalisée par une créatrice anglaise. Michelle Oh fait des bijoux quasiment sur-mesure, inspiré du monde marin. Elle aime essayer de rendre dans la dureté du métal la souplesse organique des algues, des étoiles de mers ou des anémones de mer, comme ici. Les anémones ne sont pas fermées, mais elles présentent chacune, en leur coeur, un petit brillant.

La bague existe en or jaune et en or blanc. Et si vous souhaitez autre chose que des diamants, il suffit de contacter la créatrice pour lui demander une personnalisation. Un bijou unique pour un amour unique, est-ce que ce n’est pas parfait ?

 

Deux bagues portées sur l'annulaire

Deux bagues éternité Anémone en or jaune et or rose (cliquez ici pour voir le produit sur la boutique de la créatrice)

Alors, de quelle bague avez-vous envie ? Bague de foi, toi et moi, éternité ? Bague ancienne, bague de créateur ? Si vous trouvez un bijou qui vous plaise, un bijoutier professionnel peut le modifier légèrement pour vous plaire, changer la taille de la bague, éventuellement une pierre. Ou bien vous pouvez allez le voir avec une bague à laquelle vous tenez, mais dont la monture ne vous plait plus. En lui donnant une seconde vie, il permettra aux pierres de continuer à parler d’amour…

 

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