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Des bijoux, des parures et des joyaux

Qu’est-ce qu’un bijou « commercial » ?

Qu’est-ce qu’un bijou « commercial » ?

C’est un gentil commentaire sur mon dernier article, indiquant que la personne ne trouvait pas les bijoux que je présentais assez « commerciaux » qui m’a soudainement interpellée : si j’avais vaguement l’impression de comprendre ce qu’il disait, je n’en avais aucune certitude, et finalement, c’est quoi, un bijou « commercial » ?

Le commerce des bijoux et des pierres précieuses est un des plus vieux du monde

Au sens premier du terme, « commercial », c’est ce dont on fait commerce. Cela concerne donc tous les bijoux qui sont créés pour être vendus. Ensuite, viennent des notions qui peuvent être positives ou péjoratives. Car ce qui est commercial, c’est aussi ce qui facilite le commerce, donc ce qui peut être acheté par tout le monde, ce qui est à la mode, ou ce qui n’est pas cher.

Autant de qualificatifs qui vont plus ou moins bien avec le monde de la haute joaillerie, qui est celui de mes rêves. Or le commerce des pierres et des bijoux précieux est un commerce très ancien. On a retrouvé en Grèce des lapis lazuli qui venaient sans doute d’Inde ou d’Iran, au sixième siècle avant Jésus Christ. Des pierres comme le Beau Sancy ont été rapportées en Europe par des voyageurs à la fois aventuriers et commerçants…

Bague antique issue du trésor d'Aigina

Bague égéenne incrustée de lapis-lazuli, représentant un noeud d’Héraklès

L’or, qu’on retrouve dans tant de bijoux est l’étalon de la monnaie dans le monde, une valeur refuge quand l’économie va mal, comme aujourd’hui. Les pierres précieuses voient leur valeur augmenter avec leur rareté. Des diamants à l’eau pure, des émeraudes de Colombie trouveront toujours un acheteur, amoureux des bijoux et des gemmes d’exception, comme le furent Liz Taylor ou Edmund et Lily Safra.

Alors qu’est-ce qu’un bijou commercial ?

Un bijou fantaisie pas cher, qui puisse être acheté par le plus grand monde ?

Quand j’étais enfant, j’avais adoré une bague à secret d’Avon. J’en ai retrouvé la trace sur le net, manifestement, il existe aussi des collectionneurs pour ce type de bijou.

Grosse bague à secret en plastique vert et doré

La bague d’Avon, imitant le jade gravé, tout pour faire rêver une petite fille

Je la portais à ma main droite, au majeur, le seul doigt assez gros pour qu’elle ne glisse pas tout de suite, et elle en cachait plus d’une phalange, et une partie des deux doigts voisins. Je m’imaginais Lucrèce Borgia ou Princesse Cléopâtre, Peau d’Âne (sans me rendre compte que la bague était un peu grosse pour être dissimulée dans un gâteau). Les bagues à secret de la Renaissance servaient à dissimuler poisons et antidotes, ce n’est que plus tard qu’on y cachera les cheveux de l’être aimé.

Pour être honnête, la même bague, gravée dans un jade ancien, montée sur or comme on les faisait à l’époque, serait sans prix. Peut-être est-ce de cette babiole que j’ai acquis le goût des gros bijoux ?

En tout cas, cette bague est-elle plus commerciale que la réinterprétation de la bague poison par Boucheron avec ses 270 rubis ?

Vu de face de la bague poison de Boucheron

Boucheron a fait une bague à cabochon ouvrant, en or noir vieilli serti de 270 rubis (6,68 carats)

Préserver la valeur d’un bijou

Finalement, qu’il soit « petit » ou « gros » bijou, l’essentiel est de savoir préserver sa valeur.

Cela passe par un bon traitement, quand on l’utilise (lui éviter les chocs, enlever ses bijoux quand on fait la vaisselle ou qu’on prend sa douche), un nettoyage régulier qui ne soit pas agressif (je crois vous en avoir déjà parlé, par exemple, il faut éviter le nettoyage aux ultra-sons pour les pierres tendres) et surtout, surtout, aucun « décapage » du métal. Si le bijou est abimé, il faut le faire réparer par un professionnel. Pour tous les bijoux en or que l’on porte régulièrement, un polissage une fois de temps en temps leur redonnera l’éclat du neuf.

Si votre bijou est ancien, même si c’est un bijou de famille, n’hésitez pas à le faire estimer. Il n’était pas rare de remplacer de vraies pierres par des fausses lors de moments difficiles.

Si vous achetez votre bijou aujourd’hui, faites attention aux certificats qui peuvent vous être donnés. Il est de plus en plus fréquent que les pierres de valeur soient « tatouées », ce qui permet d’associer définitivement la pierre au certificat de pureté, et rend la revente plus difficile en cas de vol. Mais n’oubliez pas non plus que pour nous, dont les moyens sont limités, la valeur d’un bijou va tenir autant à la qualité du travail de l’orfèvre, la finesse de la monture, l’originalité de son dessin, qu’à la beauté des pierres.

Et surtout, que la plus grande valeur d’un bijou est sentimentale… (comme moi !)

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